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Témoignages : Et le Positif ?

« L’assistanat est une école de vie»

Autre / Clinique / Homme / Médecine spécialisée

Je ne suis pas assistant. Plus depuis longtemps. Non ce n'était pas "mieux avant" mais différents peut-être. Comme tous je me suis plains de la quantité de travail (pas surcharge, j'ai dit "quantité"), mais nous sommes des artisans et plus on fait, mieux on sait.

Nuits sans sommeil? oui, parfois. Horaires et Urgences à rallonges, oui certainement. Enfin patron,! ou résident: la délivrance! Mais à la première urgence de nuit (blanche) , personne le lendemain n’en avait cure, patients, équipe (de jour), infirmiers faisaient le pied de grue et piaffait de ce que le patron traînait la patte. PERSONNE n’aurait toléré que je récupère comme l’année d’avant (lois Collat….? la population ne connait pas; elle veut juste son rendez-vous, sa prestation). Depuis ce jour, je loue cette formation, dure, éprouvante pour le physique et le moral, sinon pour soi et pour les siens, mais elle fut toujours juste et humaine, nous fournissant les moyens et les armes pour appréhender sereinement notre carrière professionnelle. Les assistants ne comprennent pas assez le confort (moral) que c’est que d’avoir un senior en back up en permanence jusqu’à ce que tu deviennes ce senior, mais si tu lui disais « je sais, je sais… », tu te rends compte à ce moment, qu’en fait, tu ne sais rien. En conclusion, l’assistanat est formatif et éprouvant, indispensable et bien peu éprouvant en regard de la « vraie vie » qui nous attend à la suite. Mais ça, les assistants qui s’en plaignent ne le savent pas encore.

Et le positif? – septembre 2019

Tout n’est pas négatif

Maître de stage / Cabinet / Homme / Médecine générale

Mon sixième assistant termine son stage; chaque assistant(e) s'est intégré progressivement et à son rythme dans la pratique de la MG style médecin de famille chacun avec sa personnalité et un investissement différent entre adultes, lorsque des difficultés apparaissent nous en discutions l'encadrement est variable,

certains aiment faire un débriefing régulier et fréquent d’autres non et cela devient vite épuisant pour le MS l’un me faisait un compte rendu détaillé de tout, un autre ,il fallait lui tirer les vers du nez pour chaque cas; un autre se plaint de trop d’administratif et puis enfin un(e) assistant(e) qui lorsque j’abordais les activités de la journée ou de la semaine me parlait quasi en premier lieu de l’horaire; exigeait de commencer à 10 h si elle faisit les consultations 5-7, veillant scrupuleusement à récupérer le plus vite possible les heures prestées ce que je me suis toujours interdit de vérifier la véracité et que je n’ai jamais refusé cet assistant se réoriente d’ailleurs car la MG demande trop d’investissement c’est son choix .

Quant aux autres nous sommes restés en bons termes ils reconnaissent volontiers qu’avoir un MS les libérait de nombreuses contraintes la MG est une médecine épatante qui nécessite certes beaucoup de disponibilité mais qui offre un confort de vie bien supéreur à ce les anciens ont connus: secrétariat, garde dès 18 heures, acceptation par les patients que « leur » médecin soit absent

Et le positif? – septembre 2019